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CH-1972 GENOLIER (VD)
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Mercredi  à vendredi de 14h à 18h30
samedi et dimanche de 11h à 18h
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Cambier

† (1923-2008)

Biographie

Né en Belgique en 1923 Guy Cambier vit à Monaco depuis plusieurs années où par son talent il est devenu l’ami de nombreuses célébrités du monde politique et culturel.

Rembrandt fut et est resté son idole, depuis ce jour où il le découvrit à Bruxelles, lors d’une rétrospective donnée au Palais des Beaux-Arts. Le génie d’Amsterdam allait désormais être son Dieu. Seuls l’amour de la peinture et les maîtres de la Renaissance lui apprendront à comprendre le technique de peindre.

A dix-neuf ans, il offre une exposition aux visiteurs de l’Art Belge; et déjà apparaît, sensible et ordonné, son goût de l’oeuvre achevée, élaborée dans un climat de travail et de recherches. Lorsqu’il quitte son pays pour Monaco, il trouve rapidement audience parmi les amateurs authentiques pour qui l’art figuratif n’est pas encore un mal honteux.

Dès lors s’amorce une brillante période durant laquelle Cambier ne cesse de collectionner prix et récompenses: Jeune Peinture (1956) Participation à la Biennale de Menton (1958), nombreuses expositions à Nice, Cannes, Paris, Lyon, Genève, Zurich. Des acquisitions sont faites par l’Etat français et par plusieurs collections américaines de New York et San Francisco.

Guy Cambier poursuit sa conquête d’un public averti, amoureux comme lui-même des maîtres de la Renaissance. Chez lui, s’il y a admiration pour un passé pictural prestigieux, il n’est nullement question de continuer à faire «du Rembrandt, du Goya, du Vermeer», bien au contraire. Prenant aux grands maîtres ce qu’ils ont eu de mieux, Guy Cambier veut poursuivre ses recherches et aller toujours de l’avant. Une peinture avec laquelle le dialogue est constant par ce qu’elle est le reflet de la vie même. Une peinture qui réhabilite le travail de chevalet, des fonds soignés, des glacis recherchés, une pâte expressive, une composition rigoureuse ouverte vers un audelà par une fenêtre, un paysage, une lumière. On y trouve l’affirmation obstinée des valeurs, aujourd’hui contestées et plus que jamais nécessaires aux solitaires que nous devenons: l’amour, la famille, la nature, la beauté des visages et des corps tout comme celle de la fleur. Autant d’aspects qui font de Cambier un peintre à contre courant qui ne déroge pas de sa ligne: une peinture qui ose affirmer la nécessité de la douceur dans un siècle de violence et qui nous livre, à travers l’harmonie mystérieuse de ses formes et de ses coloris, l’espérance annonçant les bonheurs et les spiritualités d’après-demain. Dans les détails de son oeuvre, il atteint bien plus que ce qu’il montre. L’esprit est au coeur de la matière.

Commentaire

Il y a dans les toiles de Guy Cambier un permanent arrière-fond, un background qui ajoute au sujet, à la composition, à la palette et à la fermeté douce du pinceau, le charme profond d’un écho indéfini, d’un retentissement prolongé qui laisse un souvenir à qui a vu ses toiles.

Une oeuvre qui chante «sotto voce» et donne une impression de halo d’âme qui réconforte. Une oeuvre qui parle, avec laquelle on dialogue!

Ses tableaux sont autant d’amis qui vous écoutent et vous disent que «vous êtes», alors qu’aujourd’hui tant d’oeuvres sont des décors vides, des incongruités parfois qui vous laissent seuls.

Oui, l’art, et ici la peinture, nous écoute et nous dit que nous ne sommes pas seuls et qu’un artiste vrai est un homme qui aime et dont les oeuvres sont des amies avec lesquelles on n’a jamais fini de s’entretenir parce qu’elles nous sont intimes et faites pour vivre avec nous et au-delà de nous. Elles sont comme autant d’amours qui nous accompagnent, nous aident à vivre et mourir beaucoup moins seuls.

Avec l’oeuvre d’art, nous possédons un regard sur l’infini, une porte ouverte sur l’éternité.

Francis Legrand

Expositions Guy Cambier depuis 1942

  • Galerie de l’Art Belge à Bruxelles, première exposition personnelle.
  • Galerie Jordaens à Gand (Belgique).
  • «Club de la Publicité» à Paris.
  • Galerie Brueghel à Bruxelles.
  • Galerie Drouant à Paris.
  • Galerie du Carlton à Cannes.
  • Casino de Beaulieu, exposition organisée par la Galerie Jean Nugeron.
  • Galerie Zantman à Carmel-by-the-Sea (Californie).
  • M. Zantman le prend en exclusivité pour l’Amérique.
  • Galerie Marc Polloni à Paris, exposition sur le thème
  • «Voyage au pays du Grand Meaulnes».
  • Château du Careveld en Belgique.
  • L’Etat achète ses oeuvres pour le Musée du Careveld.
  • Galerie du Drap d’Or à Cannes.
  • Galerie Drouant à Paris, sous l’égide du Variety Club de France.
  • Forum Art Gallery à Monte-Carlo.
  • Galerie Dandoy à Knokke-le-Zoute (Belgique).
  • Galerie Simone van Dormael à Bruxelles.
  • Galerie Saint-Pierre le Jeune à Strasbourg: Exposition «Femmes».
  • Galerie «l’Ami des Lettres» à Bordeaux. Exposition «Visions sur la Femme».
  • 7e Grand Salon de la Peinture Contemporaine à Mulhouse.
  • Galerie d’Art de la place Beauvau à Paris.
  • Participation à l’exposition du Gemmail à Tours, Peintre de la Lumière.
  • Galerie Poséïdon à Knokke-le-Zoute (Belgique).
  • Musée du Gemmail à Lourdes.
  • Galerie Robin à Cannes.
  • Acropolis.
  • Exposition de l’Amérique Latine à Monaco.
  • Expose en permanence à la Galerie Robin à Cannes,
  • ainsi qu’à la Galerie Robin Léadouze à Paris.
  • Réalisation en 1974 d’une série de compositions religieuses pour «La plus Belle Histoire» sur des poèmes de Louis Amade. Décors pour un «Mystère», mis en scène par Gilbert Bécaud et créé en 1974 à Paris, en l’Eglise Saint-Roc.

Collections particulières

  • PORTRAITS: S.A.S. la Princesse de Monaco, Sir Winston Churchill, Ingrid Bergman, Gérard Philippe, Luis Mariano, Mademoiselle Grundig, Konsul Dr Mc Grundig, E.G. Robinson, Georges Ulmer, Gary Cooper, Stéphane Grappelli.
  • MUSÉES: France, Italie, Angleterre, U.S.A., Canada, Allemagne, Belgique, Suisse, Japon.

Distinctions

1955 :

  • Lauréat du Prix de la Critique à Monte-Carlo.
  • Prix du Public à Nice.
  • Prix de la Jeune Peinture Méditérranéenne à Nice.
  • Prix de l’U.P.A.C.
  • Prix de l’U. M. A. M.
  • Prix de la Colombe d’Or.
  • Prix Montauti.
  • Prix Gemmail.

1957

  • Prix de la Jeune Peinture à Paris.
  • Prix de la Ville de Paris.
  • Prix Jacques Larue.
  • Lauréat de la Médaille Internationale des Arts.

1962

  • Médaille de la Ville de Menton.
  • Médaille de la Ville de Villefranche-sur-Mer.

1972

  • Médaille d’Or au Prix Léonard de Vinci.

1977

  • Lauréat de la Médaille internationale des Arts.

1988

  • Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.