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Carbonell

(† 1942-2015)

Biographie

Xavier Carbonell, est né en Catalogne en 1942. Il a commencé, dès l’enfance, à vivre dans le monde de l’art. Dès l’âge de 4 ans, il remplissait déjà des blocs de dessins, à 6 ans, il suivait des cours d’art à l’académie-atelier de son père et en 1953 il entra à l’Ecole des Beaux-Arts où il allait travailler de longues années. Carbonell a consacré toute sa vie exclusivement à l’art. Sous une apparence calme, réservée, presque secrète, se cache un être passionné, un grand amoureux de la vie, des voyages, de la musique, des objets et curieux de la découverte de nouveaux mondes. Ses voyages furent, depuis toujours, source intarissable d’inspiration pour des toiles vibrantes nous révélant son rapport intime avec l’architecture et la lumière, sa fascination pour les ambiances diurnes ou nocturnes des cités modernes. Sa peinture est une promenade captivante dans un monde civilisé.

Xavier Carbonell a aussi consacré de grandes toiles au sport, dans lesquelles il a voulu retranscrire l’idéal sportif; la musique, en particulier l’opéra, est également pour lui un thème d’inspiration important. Dans sa trajectoire, tout s’enchaîne avec une harmonie sans faille. Dès 1964, Carbonell se voit attribuer un nombre impressionnant de prix. En 1971, l’Ecole des Beaux-Arts lui décerne une médaille d’argent et organise une exposition personnelle de toutes les techniques qu’il a pratiquées et étudiées dans cette école. Sa formation classique, un vrai savoir-faire du noble métier de peintre, mêlés à un regard personnel, souvent poétique, toujours juste, permettent à Xavier Carbonell de traiter tous les sujets avec talent, lui assurant un succès et une réussite mondiale.

Carbonell a plus d’une centaine d’expositions personnelles en galeries à son actif et a participé à plus de 100 salons, festivals et grandes expositions d’art. De très nombreux prix et distinctions ont récompensé son immense talent. Ses œuvres sont exposées dans plusieurs musées importants, ou ont été acquises par de prestigieuses institutions comme l’UNESCO, le Comité International Olympique, le Parlement Européen etc. Deux films ont été réalisés sur l’œuvre de Xavier Carbonell.

 

Commentaire

Carbonell a été influencé par l’œuvre de Bernard Buffet, comme de nombreux peintres de l’époque; la ligne était le support total de l’œuvre. Après cette expérience, il a commencé à donner la priorité à la couleur et à la matière. Une de ses grandes émotions fut la découverte de New-York avec les silhouettes verticales de ses bâtiments qui se dressent dans le ciel. Dans cette construction rigoureuse le regard du peintre s’arrête sur quelques pans de murs couverts de graffitis. Souvent un panneau publicitaire jaillit au cœur du paysage urbain, révélateur, témoignage de l’époque et de la civilisation. La vue panoramique se resserre sur l’essentiel; si le cadrage rappelle celui d’une caméra, c’est pour donner de l’importance au sujet et capter l’attention.

La sincérité et la sobriété du travail de Xavier Carbonell, trouvent leur pleine expression dans un autre thème fréquemment abordé: les natures mortes. Objets familiers, livres reliés, lettres, chronomètres apparaissent dans leur simplicité, mais le regard du peintre leur confère une étrangeté et une dignité dues au fait qu’ils ont été choisis, assemblés, observés. Parfois, un objet marque son époque dans ce monde intemporel: un compact disque ou le vermillon d’une boîte de Coke réveillent des objets aux couleurs de fresque éteinte.

Le dessin légèrement tremblé né d’une matière subtilement granuleuse, ajoute ses vibrations animées comme la lumière à l’horizon après une journée torride. Dans le travail de Carbonell, qui s’ordonne à l’intérieur de thèmes précis apparaissent ponctuellement des objets symboles, répétitifs et presque obsessionnels. Des bicyclettes interviennent souvent dans les paysages, élément mobile d’un ensemble inanimé. Par la géométrie et l’omniprésence de la ligne verticale, Carbonell aspire à nous hisser vers des sommets, signes d’une spiritualité qui reste inaccessible car les sujets sont immanquablement tronqués dans leur hauteur, les têtes s’arrêtent au trois-quarts du front, les immeubles n’atteignent pas le dernier étage, les cimes des arbres sont coupés. Reste à l’observateur d’imaginer ce qui est hors cadre.